Avec ce nouveau texte, le parlement poursuit le cycle de révision des lois relatives à la bioéthique, justifié par l’importance des questions suscitées par l’évolution des connaissances scientifiques et des pratiques sociales.
Avec ces évolutions, le contexte change également avec une « pression » croissante sur le droit français tant par l’internationalisation du sujet et de ses pratiques que par le poids grandissant des demandes sociétales et l’évolution du périmètre de la personne.
Dans de nombreux domaines (expérimentations sur l’homme, greffes et utilisation des parties du corps humain, procréation, intervention sur le patrimoine génétique,etc..), il s’agit de s’interroger sur la question suivante : l’ensemble de ce qui est techniquement possible, est-il humainement et raisonnablement souhaitable ?
Dans sa conception, ce projet de loi s’articule autour de 7 grands titres et autant de sujets (Aide Médicale à la Procréation / PMA, don d’éléments et produits du corps humain, diffusion des informations génétiques, recherches sur embryon, cellules souches et médecine génomique, Encadrement et gouvernance de la bioéthique) qui auraient mérité un examen individualisé.
Le traitement politique, et surtout médiatique, focalisé sur la PMA a malheureusement passé au second plan des sujets tout aussi importants pour l’avenir de notre société. Je déplore que le positionnement des députés soit lui-même observé et commenté sur le seul sujet de la PMA.
Je regrette encore que les débats n’aient pas accordé plus de place à l’intérêt des enfants. En effet le droit de l’enfant doit l’emporter sur le désir d’enfant.

Comme cela a été rappelé lors des explications de vote : « chacun a sa part de vérité, chacun à sa part de doute ».

Pour l’ensemble de ces raisons, je me suis exprimée contre ce texte.
Marianne Dubois
Députée Les RépublicainsLien : 2019 10 Communiqué PJL Bioétique