Sur invitation du président  Faure Gnassingbé de la République du Togo, une délégation de parlementaires, dont j’ai fait partie, a eu le privilège de découvrir, ou redécouvrir pour certains, ce pays et rencontrer nombre d’acteurs de la société togolaise.

Nous avons rencontré la présidente de l’Assemblée nationale, Madame Yawa Djigbodi Tségan, et des présidents des groupes parlementaires. A noter que depuis les dernières élections de décembre 2018, la parité homme/femme est obligatoire au sein des listes des partis. Nos échanges ont porté sur nos fonctions de parlementaires et sur le projet togolais de création de la 2ème chambre telle qu’inscrite dans la constitution.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 


Nous avons eu une réunion de travail avec Monsieur Kanka-Malik Natchaba, ministre délégué chargé des projets prioritaires du Président sur le plan de développement national. Adopté par le gouvernement togolais en août 2018, le Plan national de développement (PND) est un document stratégique quinquennal couvrant la période 2018-2022. Le plan vise à transformer structurellement l’économie togolaise pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous et induisant l’amélioration du bien-être individuel.

Ce plan s’articule autour de trois grands axes stratégiques :

  • La mise en place d’un hub logistique d’excellence et d’un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région.

  • Le développement de pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives.

  • La consolidation du développement social et le renforcement des mécanismes d’inclusion

Un plan dont nous avons pu mesurer l’ambition, tout en étant très pragmatique et adapté à un pays dépourvu de matières premières, au très faible potentiel touristique. Au-delà du texte et des déclarations, nous avons pu constater concrètement la mise en œuvre de ce plan et l’engouement des personnes rencontrées pour sa réussite.

 

 

 


Nous avons effectué une visite du Centre de Formation aux Métiers de l’Industrie. Financé par l’Agence Française de Développement, ce centre de formation est ouvert en 2016. Il est géré par les entreprises du secteur industriel pour former des jeunes aux métiers en tension.
Une si belle réussite que le centre de formation doit se battre pour que les entreprises ne s’accaparent pas les jeunes avant la fin de leur formation. Contrairement à nos centres de formation, les centres togolais n’arrivent pas à accueillir tous les jeunes qui postulent.

 


Nous avons aussi visité le nouveau port artisanal de pèche de Lomé. Une visite au cours de laquelle nous avons pu mesurer la place de femme au sein de la société togolaise avec la rencontre d’une forte représentation de mareyeuses. D’une capacité de 300 pirogues, ce nouvel équipement doit permettre de consolider les 8 000 emplois existants dont 3 500 transformatrices de poissons, 1 500 mareyeuses et 3 000 pêcheurs. 5 000 nouveaux emplois directs et indirects  sont attendus.
A noter que ce port a été cofinancé par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le Togo.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Enfin, nous avons effectué une visite de l’incubateur Nunya Lab, Hub de créativité. Toujours dans le cadre du PND, l’incubateur a pour mission principale de soutenir l’étape clé de «gestation » des projets innovants et permettre une optimisation de leur potentiel de création d’emplois et de richesses.
Il permet également aux jeunes innovateurs, de trouver un centre à leur portée pour la réalisation de leurs expériences, tester leurs prototypes et bénéficier des conseils, coaching et accompagnements de personnes expérimentées avant la mise sur le marché de leurs produits.
Nous avons été extrêmement surpris de l’engagement de ces jeunes, de leurs expertises et de la qualité de leurs projets sur des sujets divers. Divers mais pour la plupart tournés vers le développement durable.
Une pépinière d’entreprises innovantes telle que nous aurions pu la rencontrer dans nos villes françaises.

 


Au delà des visites opérées, nous avons échangé sur des questions de Défense et de sécurité. Les questions de défense et de sécurité ont été abordées au cours de plusieurs entretiens avec : l’ambassadeur de France au Togo, les ministres en charge de ces questions et le Directeur général de la gendarmerie nationale. Le Togo est cité en exemple pour ses bonnes pratiques en matière de sécurité. Les côtes du Togo (50 km) sont les plus sûres du golf. A tel point que nous avons pu constater le mouillage d’une cinquantaine de bâtiments.
Grâce à l’action des forces de sécurité et à un important maillage territorial, les zones frontalières Nord sont également réputées sûres.

 

 


Ce déplacement s’est terminé par une rencontre avec le Président du Togo, Faure Gnassingbé. Nous avons eu l’honneur d’être reçus par le président Faure Gnassingbé. Le président a souhaité nous relaté ses fortes attentes du plan de développement national et a souhaité recueillir notre avis sur les visites et rencontres que nous avons pu effectuer. Conscient des enjeux de sécurité pour sa population et du développement économique du pays, il a interpellé les parlementaires sur la nécessité de maintenir et développer la coopération avec la France dans ces domaines.
Le Président a également sollicité le soutien de la France pour que son pays monte en compétence dans la lutte contre la cybercriminalité et contre les mouvements financiers qui alimentent les mouvements terroristes.