Vous êtes nombreuses et nombreux à m’interpeller sur les incohérences dans la communication gouvernementale sur les conditions de la poursuite de l’activité économique du pays.

En effet nombre d’entreprises ont répondu à l’appel du 17 mars et, ne pouvant recourir au télétravail, ont cessé leur activité, la considérant « non indispensable » et privilégiant le confinement maximum de leurs salariés.

Depuis le ministre de l’Economie, a rappelé qu’« il est essentiel que le pays ne soit pas à l’arrêt ». Il a également mentionné que le Gouvernement « voulait que l’activité économique se poursuive dans des conditions de sécurité sanitaire strictes ».

S’il n’est pas trop compliqué d’appliquer les barrières sanitaires dans certaines entreprises, notamment des entreprises de services, il est beaucoup plus difficile, voire impossible de mettre en œuvre les gestes barrières édictés par les autorités sanitaires dans d’autres.

Le gouvernement, dans son conflit qui l’oppose au secteur du bâtiment et des travaux publics, a été jusqu’à mettre sous condition la prise en charge du chômage partiel !

Ainsi les députés Républicains ont adressé un appel au gouvernement pour éviter une nouvelle semaine chaotique sur le plan économique.

Nous demandons que le Gouvernement clarifie ce week-end son discours et lève urgemment les ambiguïtés sur les points suivants :
Quelles sont les entreprises indispensables au fonctionnement du pays ?
Quelles sont les entreprises qui doivent, mais également qui peuvent travailler ?
Quelles sont les entreprises qui ouvrent droit au chômage partiel, et quelles en sont les conditions ?