Membre de la commission de la Défense nationale depuis 2012, j’ai le privilège de pouvoir m’appuyer sur cette expérience pour évaluer l’action de nos forces armées, notamment en période de crises, et particulièrement celle du service de santé des armées dont l’établissement principal, la Pharmacie centrale des Armées (PCA), est dans ma circonscription à Chanteau.

Ainsi en juillet 2016 je rencontrai, à ma demande, le ministre de la Défense et le ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique suite au rapport du commandant de la Pharmacie centrale des Armées (PCA) sur l’enjeu stratégique du sourcing de substances actives.

Le rapport mentionnait : « Au-delà des enjeux économiques, la sécurité d’approvisionnement de principes actifs nécessaires à la fabrication d’antidotes du risque NRBC (Nucléaire, Radiologique, Biologique, Chimique) et de médicaments de l’urgence opérationnelle, est fondamentale pour faire face aux menaces militaires et terroristes auxquelles sont exposés nos forces et plus largement l’ensemble de nos compatriotes. »
Dans les données : « 80 % des substances actives pharmaceutiques utilisées en Europe sont fabriquées hors UE (Chine/Inde) alors que 80 % du marché pharmaceutique mondial se concentre sur la zone USA-Europe-Japon. »
Il concluait par les objectifs souhaités :
– Assurer à minima pour la PCA un approvisionnement dual des substances actives pour les produits stratégiques (antidotes, médicaments de l’urgence opérationnelle).
– Recréer les conditions d’attractivité, relocaliser et sanctuariser la filière de chimie fine nationale et européenne notamment pour les substances actives du domaine NRBC.

Force est de constater avec cette crise sanitaire et la pénurie de substances actives constatée que le rapport de 2016 est malheureusement toujours d’actualité. Ainsi j’ai interrogé le ministre de la Défense sur les actions mises en œuvre depuis ce rapport sur nos sources d’approvisionnement et sur la filière de chimie fine nationale.