Après un long processus électoral, suffrage universel indirect, les américains ont désigné leur futur président qui sera définitivement investi en janvier.
Nous, qui donnons régulièrement des leçons sur la Démocratie, nous serions bien avisés de tirer quelques enseignements d’outre Atlantique.
Tout d’abord sur l’élection de la première femme vice-présidente, Madame Kamala Harris.
Selon la constitution américaine, Madame Harris, avec des origines indienne et jamaïcaine serait susceptible d’accéder à la présidence (si le président décède, démissionne, est dans l’incapacité de présider ou est destitué).
Puis sur l’ampleur de la mobilisation pour cette élection (62%) avec dans certains états, plus de 75 % de participation.
Si la fracture de la société américaine et la personnalité du Président Monsieur Donald Trump y sont pour beaucoup, les modalités du vote sont également un atout indéniable. Ainsi vote anticipé (jusqu’à trois semaines avant le jour du scrutin), vote informatique, électronique, par correspondance … Tout est mis en œuvre pour que chaque américain puisse s’exprimer.
Cessons de nous lamenter sur la désaffection de nos compatriotes pour les rendez-vous électoraux, qu’attendons-nous pour engager un sérieux travail sur les conditions que nous proposons à nos concitoyens. La mission de contrôle et d’évaluation du gouvernement sur les moyens mis en œuvre pour développer la citoyenneté, que j’ai l’honneur de co-présider avec mon collègue Jean-Nöel Barrot, aura cette passionnante réflexion.

Mais auparavant je vous conseille de parcourir, entre autres, l’ouvrage de Julia Cagé, « Le prix de la Démocratie » aux éditions Fayard.