Le Premier ministre sollicitait un vote du parlement sur les nouvelles dispositions décidées par le Président de la République pour faire face à la pandémie.
Comme l’a exprimé Damien Abad, notre président de groupe « Les Républicains » – dont une partie du discours est reproduit ci-après – nous n’avons pas pris part à ce vote, comme l’ensemble des groupes d’opposition.

« Monsieur le Premier ministre, nous n’avons pas vocation à endosser vos erreurs ni à valider votre gestion sanitaire chaotique.
Nous ne serons pas comptables de vos propres échecs sur les masques, les tests salivaires, les lits de réanimation et les vaccins.
Alors vous nous demandez aujourd’hui de voter sur des décisions qui ont déjà été prises hier. Et bien nous ne participerons pas à cette mascarade démocratique, à ce simulacre de consultation. Car ici nous sommes le Parlement et le Parlement n’est ni une Chambre d’enregistrement ni une Assemblée de commentateurs spectatrice de ce qui se dit et se décide à l’Elysée.
Ici on est là pour voter la loi, pas pour adouber la parole jupitérienne. Et si vous voulez engager la responsabilité de votre Gouvernement, et bien posez-nous la question de confiance et utilisez l’article 49 de la Constitution !
Le 50-1, c’est l’arme des faibles, c’est le « courage-fuyons ! » d’un Gouvernement aux abois et c’est la démocratie du vote inutile, puisque tout est déjà dans le marbre, rien ne changera, que nous votions pour ou contre.
Nous ne sommes pas là pour valider vos échecs successifs mais pour proposer une stratégie de vaccination claire, efficace et transparente, afin de donner aux Français un nouvel horizon plutôt qu’un mirage de plus.
Nous ne prendrons pas part au vote, en vous renvoyant avec l’ensemble des oppositions à votre propre isolement et en vous laissant assumer seul la bérézina de votre politique sanitaire dont vous portez l’entière responsabilité. »