Le 6 mai je suis intervenue dans le débat sur la loi de programmation militaire (LPM) et ses conséquences pour l’indépendance de la France.

La LPM est un cadre prospectif qui permet de fixer un cap, de mobiliser nos forces armées et nos forces économiques sur un schéma au temps long.

Le monde est en perpétuel mouvement, avec des crises sanitaires, économiques, des théâtres de conflits également en perpétuel évolution. Il est nécéssaire que la France puisse garantir son indépendance en ayant la capacité d’anticiper ces crises et à y répondre dans l‘urgence. Aussi, avoir la capacité d’accompagner les acteurs de la défense dont les acteurs économiques lorsque le développement de technique l’impose.

En 2016, auprès du ministère de la Défense et de l’Economie, j’avais alerté sur la décolonisation de la production des principes actifs. Sans aucune suite avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui dans la lutte contre la pandémie et la tentative de rattrapage avec des millions d’euros injectés avec le plan de relance.

Concernant la lutte anti-drone, nous avons en France, et plus précisément dans le Loiret, un fleuron national de la technologie du laser avec La Compagnie industrielle des lasers (Cilas). Elle a démontré devant la Direction générale de l’Armement (DGM) et l’Agence de l’Innovation de Défense (AID), au Centre d’essai de Biscarosse, l’opérabilité de son système anti drone.

Aujourd’hui nous sommes à la pointe de cette technologie, mais qu’en sera-t-il demain si l’investissement nécessaire pour passer à l’étape supérieure de production n’est pas engagée ? La décision est à prendre aujourd’hui si nous voulons rester dans la course.

Face à un un monde en mouvement, il est primordial d’avoir des institutions organisées pour être réactives. C’est aussi à cette condition que l’indépendance de la France pourra être sauvegardée.

Vidéo de mon intervention: https://youtu.be/d2bpA5W1BGI