Dans la continuité des annonces du Président de la République, nous examinons au pas de course le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire, instaurant notamment le pass sanitaire.

Des conditions d’examen déplorables, sur un texte bâclé et malgré l’importance de ses répercussions pour chacun de nous et en particulier sur nos libertés individuelles.

Nous sommes, avec ce texte, à mille lieux des premières déclarations du Président de la République, il y a quelques mois, qui jurait qu’aucune obligation vaccinale ne serait mise en place : « le passe sanitaire ne doit jamais être un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis ». Nous ne sommes malheureusement plus à un reniement près.

Personnellement j’ai toujours été favorable à une obligation vaccinale dans le cadre de certaines activités professionnelles comme elle existait déjà avant cette pandémie pour nombre de professionnels dans des activités très diverses.

Par contre je condamne l’hypocrisie du gouvernement et de sa majorité qui fracturent encore une fois de plus notre société faute d’avoir le courage d’imposer une vaccination obligatoire pour tous.

Je me suis encore opposée à faire de nos commerçants, nos restaurateurs, nos acteurs associatifs et culturels des supplétifs de nos forces de l’ordre.

Ainsi je me suis opposée à l’article 1er qui introduit notamment le pass sanitaire.